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On ira vomir notre colère entre deux voitures mal stationnées parce que de le faire dans les bois c’est pas assez "class’". On s’essuiera la bouche et on se remettra de nos mésaventures avec des chewing-gums à la menthe. On aura l’air de deux traînées tout droit sorties d’un mauvais film. On crachera sur l’intégrité et sur ce qu’elle ne nous a pas apporté. On le haïra franchement ce monde à la con. On aura été bien sages, bien bridées si bien que la juste mesure nous échappera complètement. On n’aura l’air de rien avec nos jupes trop courtes et notre maquillage qui coule. Tu verras, on jouera les petites connes à la perfection.
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" Il y a des prisons pires que les mots. "
L'Ombre du Vent a une quatrième de couverture qui n'exprime rien, qui ne donne pas envie de le lire. Pourtant L'Ombre du vent a beau avoir une histoire comme je ne les aime que moyennement, ce livre m'a touchée. Je ne me souviens plus très bien de ce que j'ai ressenti en lisant les premières pages mais je sais que les dernières m'ont lacérée le coeur. Je n'aime pas énormément les traductions mais j'ose imaginer qu'en passant de l'espagnol au français, la plume de Carlos Ruiz Zafón a su garder toute sa splendeur. Peut être que ce livre n'est pas fait pour plaire à tout le monde, mais quand bien même les autres ne l'aimeraient pas, je l'aimerai pour eux.
"J'aurais voulu lui dire qu'il fallait la taire, cette souffrance, la conserver en soi pour ne pas l'abîmer. Qu'elle se contente d'aiguiser l'attention que l'on porte aux choses, au moindre objet, à la moindre coïncidence, qu'elle redonne à chacun de nos instants déchirés la profondeur et la pleinitude dont les avait privés notre habitude de vivre -mais dans le secret. "
Etrait de La fascination du pire de Florian Zeller.
"Elle est malade. Et quoi ? Vous en connaissez, vous, des gens qui ne sont pas malades ? La maladie, c'est toute notre vie, et c'est tellement banal. "Personne ne me comprend, personne ne me connaît." Qui ne s'est jamais dit ça ? Qui n'en est pas intimement persuadé ? Qui voudrait qu'on lui dise : "Je sais ce que tu penses" ? C'est la seule révolte, le seul dénominateur commun de l'humanité. [...] Vous en connaissez, vous, des gens qui sont satisfaits ? L'insatisfaction, c'est toute notre vie, et c'est tellement normal puisqu'il faut bien désirer quelque chose pour aller à la vie tous les matins du monde. "
Extrait du prologue de Tornytorinx de Camille de Perreti.
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L’idiote s’écorche les mains
Pour une ridicule rose fanée
L’idiote s’écorche pour rien
Sur des épines empoisonnées
Qui eu cru que même vidé,
Son cœur serai aussi lourd
Qui eu cru que même blessé
Il ne renoncerai pas à l’amour
La petite chose rouge espère
Elle bat toujours très fort
La petite chose rouge meurt
Elle aimera malgré la mort
©~darkness~
Pix : ©Gloomy-lullaby
21/12/2006 20h33
Là j'ai pas assuré... Parce qu'il connait pas la fidélité morale...
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Les yeux dans le vague, l’esprit ailleurs,
Sur mes joues les larmes ruissellent.
Je m’en fou, je pense à lui, à elle
Je retiens dégoût et rancœur
Un instant j’ai fermé les yeux
J’ai voulu vider ma tête
Croire à un cauchemar tout bête
Mais en les rouvrant rien n’allait mieux
Appuiera ou appuiera pas
Le tout suivit d’un coup de couteau
Terribles poignards que sont tes mots
C’est trop d’honneur, il ne fallait pas
©~darkness~
C’est moche, hein ? Oui je trouve aussi mais c'est pas la beauté qui compte xD.
Mwai j'ai pas trop envie de rire...
Pix : ©Gloomy-lullaby
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